dimanche, décembre 10, 2006

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10/12/06:
Mort du général Pinochet
Le général Augusto Pinochet est mort, à Santiago, à l'âge de 91 ans, une semaine après avoir été hospitalisé d'urgence pour un infarctus du myocarde et un oedème pulmonaire.Sa mort tourne une page noire de l'histoire du Chili, où il avait imposé pendant dix-sept ans l'une des dictatures militaires (1973-1990) les plus dures d'Amérique latine, qui a fait 3 000 morts, selon les organisations de défense des droits de l'homme. Les funérailles du général Pinochet auront lieu mardi 12 décembre. L'ancien homme fort du Chili n'aura pas de funérailles d'Etat et il n'y aura pas de deuil national, comme le réclamaient ses derniers partisans. Il recevra seulement les honneurs militaires, a annoncé le secrétaire du gouvernement, Ricardo Lagos Weber. "Le gouvernement a autorisé que les drapeaux soient mis en berne sur les bâtiments militaires", a-t-il précisé, ajoutant que le gouvernement veillera à ce que soit maintenu "un climat de tranquillité et d'impartialité dans le pays".
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La ministre de la défense, Viviane Blanlot, devrait assister aux funérailles, mais pas la présidente socialiste, Michelle Bachelet. Mme Bachelet avait été torturée avec sa mère, en 1975, sous la dictature, et son père, un général d'aviation qui s'était opposé au coup d'Etat, était mort des suites des tortures infligées par la DINA, la police secrète du général Pinochet.
Le général Pinochet, qui fut pendant 25 ans le commandant en chef de l'armée, faisait l'objet de poursuites judiciaires pour violation des droits de l'homme, mais également pour corruption, après la découverte de comptes bancaires secrets à l'étranger où il aurait dissimulé plus de 27 millions de dollars. Au moment de son hospitalisation, il était assigné à résidence. Au lendemain de son admission à l'hôpital, le 4 décembre, il avait été libéré sous caution.Augusto Pinochet avait fêté le 25 novembre ses 91 ans, saluant ses partisans à la porte de sa demeure du quartier résidentiel de La Deheza.
Dans une lettre lue par son épouse - sa dernière déclaration publique -, il assumait "la responsabilité politique des actes commis après le coup d'Etat de 1973" et qui étaient, selon lui, destinés à "favoriser la grandeur du Chili et éviter sa désintégration". "Proche de la fin de mes jours, je ne garde rancoeur à personne, j'aime ma patrie au-dessus de tout", affirmait M. Pinochet, qui revendiquait la paternité du "miracle économique" chilien.
Lemonde

10/12/06
Journée internationale des droits de l'homme

En 1950, l'Assemblée générale des nations unies a invité tous les états et toutes les organisations internationales concernées à célébrer le 10 décembre de chaque année, la journée internationale des droits de l'homme. Cette journée marque l'anniversaire de l'adoption en 1948 par l'Assemblée, de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

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